Wint'Ice

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 Savannah Lucchese | Présentation

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Wint'Ice
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Messages : 195
Date d'inscription : 16/05/2013

MessageSujet: Savannah Lucchese | Présentation   Mar 4 Juil - 1:20


Savannah Lucchese
26  ans
dresseur
femme
Braise ardente au visage inconnu, flamme mourante en quête d’un souffle prêt à la ranimer, brasier insatiable léchant de ses flammes les valeurs décadentes d’un monde qu’il ne tient plus en estime : Savannah est rudesse de l’esprit, gorge déployée prête à hurler d’effroi, cœur meurtrit enfermé dans une cage, dans un bunker.
Savannah ne sait pas se taire. Elle parle, elle crie : elle fait entendre sa voix au travers une foule qui ne veut pas l’entendre. Les injustices engendrées de cette terre, elle les combat avec la ferveur d’un adepte, d’un endoctriné. Elle vit pour parler au nom de tous ceux et celles qui n’ont pas le cran de le faire. Savannah défend toutes les cause, car telle est sa cause.
avatar ; o.c
id ; 0309
aloa

On lui a déjà dit qu’elle était passée maîtresse dans l’art de se réinventer. En d’autres termes, qu’elle était la reine de l’auto-réinvention.  
Âme perdue en quête d’identité, Savannah a été homme, vegan, extrémiste, manifestante, révolutionnaire et on ne sait quoi d’autre. Il n’y a pas une cause, pas une injustice qu’elle n’a pas combattue à la sueur de son front. Bien qu’elle n’ait jamais appris à se connaître elle-même, elle sait toutefois que l’injustice enflamme en elle un brasier qu’elle ne peut éteindre. Alors Savannah bataille et prend d’assaut les terribles vestiges témoins de déséquilibres humains. Elle crie, elle hurle au nom de tous ceux qui ne le font pas. Elle lève son poing, brandit la hache de guerre aux abominations qui détruisent le peu d’humanité qu’il reste à l’espèce humaine. On ne pourrait dire d’elle qu’elle ne connait ni passion ni ardeur, qu’elle subit la vie plus qu’elle ne la vit. Non.
La seule chose que l’on saurait lui reprocher, c’est de ne pas connaître la cause pour laquelle elle souhaite vraiment se battre.

« Tiens, tu as recommencé à manger de la viande ? » s’étonna sa mère.
Silencieuse, Savannah fixa le morceau de frison séché entre ses doigts puis haussa les épaules.
« Ce n’était pas pour moi le végétalisme…
- Ce n’est pas ce que tu disais la semaine dernière. »
Face aux reproches silencieuses, son regard se durcit légèrement. Elle préféra détourner le sujet.
« - Il y a une manifestation devant les laboratoires des cosmétiques Maibelane… Il parait qu’ils testent leurs produits sur des Pokémon.
- C’est la première fois que tu me la sors celle-là. »

Savannah est trop versatile, trop indécise dans le choix de ses combats. On la croise aussi bien dans les manifestations environnementales, qu’humanitaires ou consacrées à la défense des droits Pokémon. D’une semaine à l’autre, ses discours et ses batailles changent, comme si une voix supérieure lui indiquait le chemin de sa prochaine grande aventure… Sauf qu’il n’en est rien.
Savannah ignore simplement ce qui compte réellement à ses yeux.
Elle s’époumone et manifeste contre vents et marées pour des causes qui ne la concernent pas et qui, un peu plus tard, ne l’animeront plus avec la même intensité. Peu à peu, le feu s'éteint et le son des mégaphones ne devient plus qu'un murmure.
Savannah se cherche, car elle sait qu’à quelque part entre ces guerres, il y a une place pour elle.
Un seul combat ne connaîtra jamais ni fin, ni virgule. Car Savannah cache un secret.
Car Savannah est né « il » et qu’elle ne pourra jamais accepter que ses droits ou son intégrité soient bafouillés par étroitesse d’esprit. Elle refuse d’être le martyre d’une société étiquetant la différence comme un mal ou comme un fléau, rangeant les individus dans des cases et jugeant à mal tous ceux et celles refusant de se conformer.
Savannah est né « il », mais a toujours su qu’elle n’était pas née du bon chromosome. Qu’elle était destinée à changer les choses, à militer pour les droits LGBTQ+ et à en porter et le fléau et l’étendard.

« Es-tu bien certaine que c’est ce que tu désires ?
- J’en suis convaincue. »
Ni hésitation, ni tremblement dans sa voix. Accompagnant son affirmation d’un sourire, Savannah releva la tête vers la clinique privée où elle avait pris rendez-vous.
D’ici quelques minutes, elle rencontrerait enfin l’endocrinologue qui bouleverserait sa vie.
« Bien… Compte sur moi dans ce cas. Je serai-là si tu en as besoin.
- Merci beaucoup. »
La main de son amie se referma sur la sienne et son cœur ne fit qu’un bond dans sa poitrine.

On dit souvent de Savannah qu’elle est forgée dans l’acier. Que sa détermination et sa rudesse ne connaissent nulle autre pareille. Qu’elle a été engendrée pour porter sur son dos la volonté du peuple.
C’est faux.
Savannah se cache. Elle prend appui sur un fort derrière lequel elle trouve asile lorsqu’elle souffre ou qu’elle a peur. Convaincue d’être inéligible à la faiblesse, elle retient ses cris de détresse et les larmes qui perlent sur le coin de ses yeux. Elle ravale sa colère contre elle-même, referme son cœur aux armes qui pourraient le fendre ou le percer. Elle se répète continuellement qu’une femme forte et indépendante ne connait ni la crainte ni le doute. Et elle finit par y croire. Elle s’endoctrine, se persuade : se laisse mourir au nom de ses idéaux. Déterminée à prouver qu’elle a raison et qu’elle agit à bien, que ce qu’elle fait est bon, Savannah s’automatise, bride ses sentiments, se transforme en machine de guerre avant d’être humaine.
Son caractère fort n’aidant en rien, elle tente malgré tout de vivre et de tirer profit de cette existence. Seulement, ce n’est facile qu’en théorie. Liberté bridée, océan pollué, elle tente de s’épanouir, mais souffre. Elle souffre à s’en fendre l’âme, à ne plus voir la lumière derrière le rideau opaque qui couvre le ciel. Savannah est extrême. En bien, en mal, dans le meilleur comme dans le pire, Savannah ne sait faire dans la demi-mesure. Elle donne de ses tripes et de son sang à la moindre broutille. Elle s’investie, offre une partie d’elle-même dans chaque entreprise. Et pourtant, ça ne suffit pas. Ce n’est jamais suffisant. Car Savannah ne sait pas comment être heureuse. C’est l’opération de sa vie, la quête qu’aucun homme n’a jamais accomplie.
Loin d’être facile à côtoyer, la langue bien pendue de Savannah est une alliée autant qu’un obstacle. Elle répond souvent à vif, sans réfléchir et sans imaginer les conséquences de ses paroles. Parfois méchante, souvent froide, toujours raide, ses paroles sont le fruit d’une vie à crier sans être entendue. Elle croit que le caractère force le respect sans imaginer qu’il puisse engendrer la haine de ses pairs. Elle croit que le rejet parfois né de ses regards et ses commentaires est un choix, sans s’admettre qu’elle le subit. Elle se répète sans cesse qu’il vaut mieux être détesté pour ce que l’on est qu’être aimé pour ce que l’on n’est pas comme s’il s’agissait d’une berceuse pour s’apaiser.
Lorsqu’il est question d’elle-même, Savannah ferme les yeux et se torture. Car c’est réconfortant. Plus réconfortant que d’admettre qu’elle est dans le tort. Plus réconfortant qu’un pied ancré dans la réalité.

Unkn0wn a rejoint le chat.
Skaramse : Pas trop tôt…
M1nya67 : Coucou Unk’ ! \o
Unkn0wn : Quel plaisir de te revoir Ska’ ! Tu m’avais presque manqué.
Skaramse : Un peu de sérieux. Nous avons assez perdu de temps, c’est bientôt l’heure. Minya, tu as toujours la carte du laboratoire ?
M1nya67 : MadHatter l’a transférée dans mon portable… On pourra se repérer facilement quand on sera à l’intérieur.
Skaramse : Parfait. J’ai eu confirmation de sa part il y a une heure : il y a trois salles dans lesquelles sont enfermés des Pokémon. Il faut tous les libérer, sans exception. On ne peut pas en oublier une seule.
M1nya67 : Nickel ! Very Happy
Unkn0wn : Ça tombe sous le sens. On suit le plan ?
Skaramse : On suit le plan. Rendez-vous dans une heure devant les locaux de Maibelane.
Skaramse a quitté le chat.
M1nya67 : À toute Unk’ ! :3
M1nya67 a quitté le chat.
Derrière son écran, Savannah esquissa un rictus en coin. Elle ne craignait pas le retour de flammes.
Unkn0wn a quitté le chat.

Savannah n’en est pas à son premier passage derrière les barreaux. Souvent pour des délits mineurs, rarement pour de véritables crimes, elle franchit sans gêne ni honte les limites de la légalité. S’il faut, pour arriver à ses fins, qu’elle termine sa vie en prison, elle n’hésitera pas. Combattante intrépide, il n’y a aucune règle qu’elle n’oserait pas enfreindre par morale. Elle sait que le changement a un prix et qu’il faut des idiots pour se battre pour lui. Elle a accepté d’être l’une d’eux, d’être l’une de ses idiotes que les journaux locaux pointent du doigt et devant qui la police roule des yeux. Savannah n’est pas quelqu’un de mal ou de méchant. La plupart des flics du coin ne sauraient même la détester pour ses interminables visites, mais elle est un brasier.
Un brasier qui dévore de ses flammes toutes les règles sur son passage jusqu’à mourir d’épuisement une fois sa quête achevée.
Sinistre flambeau. Chevelure ardente. Lysandre était un plus bel homme que Savannah est une belle femme.
Mais qu’importe, car l’apparence n’est qu’une image. Qu’importe, car Savannah n’existe pas pour plaire à nul autre qu’elle-même. C’est une guerre au dénouement amer, un combat perdu avant même que les armes ne soient levées.
Mal dans sa peau, Savannah se cache derrière une allure forte et indépendante. Complexée par le regard des gens, elle dissimule ses formes sous des pulls et des pantalons épais. Elle ne veut pas que l’on puisse voir. Elle craint ce corps toujours en partie homme, cette anatomie qui ne sera jamais suffisamment femme pour être affichée. Savannah accepte difficilement tout ce qu’elle reflète. De son mètre-soixante-quinze, témoin indésirable d’un sexe auquel elle ne s’identifie pas, à sa poitrine beaucoup moins opulente qu’elle ne l’avait crû : tout est pilier d’une dissonance qui la tourmente.

« Tu es magnifique…
- Tu le penses vraiment ? »
Se retournant, Lysandre quitta momentanément son reflet dans la glace.
« Elle te va à merveille Savannah… Tu veux la garder ? Je t’en fais cadeau !
- Non ! Enfin... Je n’oserais pas. Elle t’appartient. »
Son amie esquissa un sourire puis haussa légèrement les épaules en écrasant sa cigarette dans le cendrier sur sa gauche.
« Je ne la porte déjà plus… Et puis, elle te va bien mieux à toi qu’à moi ! J’en suis presque jalouse. »
Le jeune homme ne put réprimer le sourire qui se composa sur son visage rayonnant.
Sa robe. Sa première robe.

Savannah n’est pourtant pas désagréable au regard de ceux ignorant son secret. Radieuse, son assurance illusoire charme et envoûte. Que ce soit la première ou la centième fois que l’on pose son regard sur elle, on reste malgré tout interloqué devant le charisme qu’elle émane. Jamais les regards envieux ne se sont retournés sur son passage pour admirer le mouvement harmonieux de ses hanches tout comme jamais une goutte de salive n’est venue s’échouer sur le sol à la découverte de son décolleté. Mais Savannah ne rentre jamais dans une pièce sans qu’une dizaine de pairs de yeux ne se tournent vers elle. Elle ne passe jamais inaperçue, comme si l’aura qui l’entourait suffisait à magnifier ce physique trivial, cette apparence trop banale.
Mais ce n’est pas tout. Savannah n’est pas que charisme et complexes dissimulés. Elle est aussi et avant tout flamme ardente de la racine jusqu’à la pointe de ses cheveux. Unique objet de fierté, sa chevelure raide et tombante se perd tout en longueur dans son dos jusqu’à en atteindre le bas, à cet endroit précis entre le fessier et la toute dernière vertèbre. Ce sont les uniques rescapés de son indiscipline, de son apparence un peu trop abandonnée aux doigts du hasard. La seule chose qui la fasse se sentir femme et désirable.

Le regard de l’employée jongla entre Savannah et la carte d’identité qu’elle lui tendait à de nombreuses reprises.
« Je suis désolée chérie, mais ça ne sert à rien de me présenter la carte de ton frère… Je ne peux rien faire pour toi.
- C’est la mienne. »
La froideur dans sa voix persuada la caissière de ne pas insister. Fronçant les sourcils, elle rendit son identité à la jeune femme puis soupira.
« Est-ce vraiment nécessaire que je vous dévoile ce que je cache dans mon slip pour que vous me preniez au mot ? »
Passablement rebutée, la quadragénaire retroussa le nez puis leva la main en signe de négation.
« Pas la peine. Ça fera 475 pokédollars. Tu veux un sac ?
- Non merci. »
D’un geste brusque, elle jeta le montant exacte sur le comptoir puis attrapa la bouteille sur sa droite.
Au moment où elle s’apprêtait à franchir les portes coulissantes de la supérette, le murmure d’une femme atteignit ses tympans.
« Je n’arrive pas à croire qu’on laisse de tels clowns se promener librement… Ce n’est pas très correct. Et si un enfant voyait ça ? »

Le regard océanique de Savannah est la parfaite dualité entre l’incendie qui sommeille en elle et la tranquillité des flots marins. Pourtant, elle n’apprécie de ses yeux que la couleur et très peu la forme. Elle nourrit le sentiment qu’ils ne sont pas symétriques, pas suffisamment en grands et beaucoup trop tombants pour calquer le regard envoûtant de la femme qu’elle mérite d’être. Savannah vit mal la difformité de son visage. Elle voit toujours l’homme derrière le masque, comme si les changements n’étaient que superficiels. Elle s’imagine encore la forme de sa bouche aux lèvres pincés et surmontés d’une petite moustache répugnante ou les traits marqués d’une mâchoire moins carrée que celle des autres, mais beaucoup plus que celle d’une demoiselle. Savannah ne se voit pas comme les autres la perçoivent. Elle ne voit que l’homme derrière la femme et ça la tue.
Là où d’autres ne voient que captivante demoiselle, elle se sent monstre.
Elle sait pourtant que les traitements ne sont pas terminés, que ce corps est en train de se transformer. Le tatouage d’un arbre aux couleurs des quatre saisons le lui rappelle constamment : tout comme le roi de la forêt, elle évoluera constamment jusqu’à ce qu’elle pousse son dernier souffle.
Mais Savannah espère. Elle espère qu’un jour viendra où les morceaux se recolleront et où l’intérieur coïncidera avec l’extérieur.
Alpha était première.
Première d’une grande rébellion, d’un véritable acte humanitaire qui causa des pertes de plusieurs milliers de pokédollars aux cosmétiques Maibelane.
Alpha était la cage numéro un. La première à reconnaître le goût de la liberté, à pouvoir embrasser le ciel à nouveau. Sauf qu’Alpha n’a pas bougé. Elle est restée là, fixant sa bienfaitrice d’un œil parfaitement neutre. Prise de panique, Savannah a saisi la brindibou en se promettant de la relâcher en lieu sûr. Et depuis, elles ne se sont jamais quittées. Alpha est témoin silencieux d’un grand courage et d’une entreprise trop risquée pour être réitéré. Elle est souvenir et mémoire d’une société malade.
alpha
femelle
contemplative
dc — oui ; code — brutapode - lewsor - mr.mime

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